Tuesday, July 05, 2005

Finale de la coupe du monde Juniors: Argentine 2 – Nigeria 1.

Messi 2 – Nigeria 1 : Voilà ce qu’on serait tenté de titrer pour décrire la victoire de l’Argentine face au Nigeria, qui a permis à la sélection Albiceste de gagner son cinquième titre mondial des juniors. Car, d’un coté, nous avons vu une équipe du Nigeria surprenante, dominant copieusement son rival, sans arriver, toutefois, à concrétiser les nombreuses occasions qu’elle s’est créées. De l’autre, la sélection Argentine tentait de contenir tant bien que mal les assauts répétés des Aigles verts, avait du mal à jouer égal à égal avec son adversaire, mais son jeu s’illuminait dés que le ballon arrivait aux pieds d’un seul hom,e : Lionel Messi. Cette observation rappelle énormément l’épopée de l’Argentine championne du monde en 86 au Mexique. L’équipe était plutôt moyenne malgré quelques individualités comme Burruchaga ou Valdano, mais elle avait Maradona et c’était la clé de son succès. Lionel Messi aura éclaboussé de tout son talent ce mondial des juniors : Chaque fois qu’il avait le ballon, le danger se faisait sentir. La coupe du monde de l’Argentine c’est d’abord la sienne. Je n’en dirais pas davantage, mais je reviendrai bientôt sur ce joueur avec un billet spécial.

La question que l’on peut se poser est pourquoi le Nigeria n’a pas gagné malgré sa domination du jeu. La réponse tient dans un point simple : Les joueurs du Nigeria comme tant d’équipes Africaines, ne maîtrisent pas quelques fondements de base du football comme le tir au but, ou l’exactitude de la dernière passe. Dés qu’ils s’approchaient de la surface de réparation adverse, ils manquaient lamentablement leurs passes ou leurs tirs, trahissant l’amateurisme régnant encore dans le continent Africain. Ce sont des choses que les Européens et les Latino Américains maîtrisent. Les Nigérians possèdent un talent et une habileté avec la balle incroyables, mais malheureusement ils ont développé ces capacités en délaissant les fondements de base. S’ils arrivent un jour à combiner les deux, ils deviendront les nouveaux Brésiliens du football, et seront favoris systématiquement de toutes les coupes du monde futures, à l’instar des glorieux auriverdes. L’autre talon d’Achille des Aigles verts est leur manque de maturité flagrant. En témoignent les deux penaltys qu’ils ont concédés alors qu’il n’y avait pas vraiment d’actions suffisamment dangereuses pour les pousser à commettre des fautes aussi pénalisantes. Coup de cœur ? Plusieurs joueurs du Nigeria possèdent un grand talent, notamment les joueurs offensifs, mais je retiens un : Isaac, le capitaine. Quelle vision de jeu, et quelle classe !